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Fin 2015, le patrimoine net des ménages atteint 10 692 milliards d’euros, soit huit fois leur revenu disponible net. Il accélère après une année de quasi-stabilité (+ 2,4 % après + 0,4 % en 2014 ; le patrimoine non financier se redresse et le patrimoine financier reste dynamique.

Le patrimoine des ménages est composé à 68 % d’actifs non financiers, pour l’essentiel immobiliers (62 %). Or, en 2015, la valeur du patrimoine en constructions et terrains progresse de 1,1 %, après trois années de baisse (– 1,5 % en 2014 après – 0,3 % en 2013 et – 0,7 % en 2012). D’une part, les mises en chantier de logements neufs et l’indice du coût de la construction se stabilisent, aussi l’investissement en logements des ménages en euros courants ne diminue-t-il plus que légèrement. D’autre part, les prix des logements anciens sont stables sur un an alors qu’ils diminuaient depuis 2012. Au total, le patrimoine non financier des ménages se redresse modérément (+ 1,2 % après – 1,4 % en 2014).

Les actifs financiers des ménages accélèrent (+ 4,6 % après + 4,0 % en 2014), en raison de l’augmentation des flux de placements et d’une valorisation des titres détenus plus importante qu’en 2014. L’encours des contrats d’assurance-vie s’accroît de 3,9 %, après + 4,5 % en 2014, grâce au rythme toujours soutenu des souscriptions nettes. Les placements bancaires s’intensifient, l’encours en numéraire et dépôts progressant de 3,4 % après + 2,1 % en 2014. Le faible niveau des taux d’intérêt réduit en effet le coût d’opportunité de détention d’avoirs liquides et incite les ménages à renforcer leurs avoirs sous forme de numéraire et dépôts à vue au détriment de leur épargne placée sur les livrets ou dépôts à terme. Les ménages favorisent également les plans d’épargne-logement, dont la rémunération demeure relativement attractive malgré une baisse d’un demi-point (à 2,0 %) pour les contrats signés à partir de février 2015. L’encours des actions et parts de fonds d’investissement progresse aussi (+ 7,8 % après + 5,3 %), les ménages bénéficiant surtout d’une valorisation des titres en portefeuille plus importante : l’indice boursier SBF 120 se revalorise de 9,0 % en 2015, après + 0,7 % en 2014. Les ménages continuent par ailleurs de se détourner des obligations (– 14,5 % après – 9,0 %). Du côté des passifs, l’encours de crédits obtenus par les ménages augmente de 3,1 %, après + 1,8 % en 2014, en lien avec l’accroissement de 16 % des transactions de logements. Au total, le patrimoine financier net des ménages accélère légèrement (+ 5,0 % après + 4,5 % en 2014).